Histoire de mon Frère, le Général Hieu

13è Chapitre
Les Traits Exceptionnels dans la Personlité du Général Hieu

Tireur d’élite

A travers sa vie, mon frère maintient sa compétence comme tireur d’élite.

- Lâm Quang Thi:

J'ai eu l'occasion de le rencontrer fréquemment quand nous étions tous deux Commandants stationnant au 1er Corps: lui en tant que Chef du 3ème Bureau de l'état major, moi en tant que Chef de l'unité d'Artillerie. Chaque weekend, nous pratiquions au tir de pistolet. Il était meilleur que moi parce qu'il mettait beaucoup d'efforts à perfectionner les rayures de son pistolet pour gagner de la vitesse.

- Nguyễn Ngọc Quỳnh:

Le Commandant Hieu a été extrêmement utile pour aider les besoins de notre division. En outre, Il avait la réputation d’un excellent tireur de pistolets. Neuf sur dix balles atteignent la marque. En plus, au cours de ses pratiques, Hieu n’a pas utilisé des balles ordinaires, mais plutôt celles qu’il confectionne lui-même. Il a utilisé du papier de riz mâché au lieu de balles métalliques. Ce qui est étonnant est que ces balles de papier étaient aussi dures que celles des métaux et la précision de visée était la même.

Pendant la période de Command de la 22è Division.

- Trịnh Tiếu:

J'ai eu le privilège de servir sous ses ordres à la 22ème Division d'Infanterie (DI) de 1966 à 1968. Son seul passe-temps était d'exercer le tir au pistolet. En fins de semaine, il avait l'habitude d'inviter les officiers de son état-major au concours de tir. Personne n'était aussi bon que lui.

Nghiêm Kế:

Le Colonel Hieu m’a coaché en tir au pistolet: comment tenir le pistolet, comment respire, comment appuyer la gâchette. Dans un concours avec les tireurs américains, j’ai gagné le premier prix.

Pendant la période de Command de la 5è Division.

- Paul Văn Nguyễn:

En 1969, en tant que aide de camp du Général de Corps d'Armée Nguyen Van Minh, Gouverneur de Saïgon-Giadinh et Commandant de la Zone Militaire Spéciale de la Capitale, j'ai témoigné au talent de tireur du Général Hieu dans l'usage de diverses armements du Colt 45, M16 et mitrailleuse M60, frappant le centre des cibles immobiles et mobiles sur le champ de tir. En ce temps là, le Général de Corps d'Armée Do Cao Tri invitait les Commandants de la Zone Militaire Spéciale de la Capitale, de la 5è, 18è et 25è Division d'Infanterie et certains officiers d'échelon élevé des autres unités à participer à l'expérimentation des différents armements utilisant la vision infrarouge introduits par les Américains avec l'intention d'équiper les tireurs d'élite de l'ARVN.

Pendant la période de Command Adjoint du 3è Corps d’Armée.

- Richard Peters:

Il m'a amené une fois au champ de tirs pour tirer au fusil et au pistolet. Il fait toujours mouche.

Mon frère applique son adresse de tir au plus haut degré dans la campagne Pleime où il utilisait les bombardiers B-52 colossaux et encombrants pour viser avec précision les trois régiments ANV à Chu Pong.

Comme la chasse d’une meute de loups
- les inciter à se regrouper en faisant semblant de viser vers l’ouest avec la 3rd Air Cav;
- les distraire à demeurer immobiles dans les régions de préparation avec l’insertion de1/7 Air Cav;
- prendre une bouffée d’air et frapper la cible en plein centre avec la balle B-52;

- et les terminer avec un coup de grâce avec le scalpel chirurgical de la Brigade de Parachutiestes.

Talents Multiples

Outre son adresse au tir, mon frère était aussi excellent en gymnastiques, volant hélicoptères et jets, en parachutisme, mah-jong, échecs et même la dance.

- Lữ Lan:

Il était aussi bon dans les jeux sportifs, en particulier dans les courses à vitesse. Il sprint les 100 mètres en moins de 12 secondes.

- Lê Khắc Lý:

Le Général Hieu a excellé dans différents domaines, y compris au jeu de mah-jong. Une nuit, tout l’état major se repose dans un campement, après une journée de travail bien remplie. Un officier ami m'enseigne au jeu de mah-jong. Hieu passe par là et aperçoit que nous somme en train de le pratiquer. Cependant il ne dit rien et continue à aller se doucher. À son retour, il s'approche de notre table, s'assoie confortablement, et procède à nous montrer plusieurs mouvements astucieux de ce jeu compliqué. Après quoi il se lève et nous dit: "Il est bon de savoir jouer au mah-jong, mais il faut faire attention de ne pas devenir dépendant: on pourrait y perdre sa vie."

- Richard Peters:

Nous jouons au jeu d'échecs. Il m'enseigne à jouer aux échecs chinois. Parfois nous jouons les deux modes d'échecs l'une après l'autre. Il gagne toujours!

- Un fonctionnaire de l’Ambassade Américaine dit la même chose:

Il est maître de l’échecs chinois, et joue bien les échecs occidentaux.

- Tạ Thanh Long:

En 1974, j’étais le Président de la Commission de quadriparti et bilatéral et avais l'habitude d'organiser des soirées de bal pour faire plaisir aux délégations étrangères et invitait toujours Hieu à ces occasions. Il acceptait chaque fois avec plaisir. Hieu était un as de la danse.

- John Hayes. Après un joyeux vol d’hélicoptère avec le Colonel Hayes, il a défié ce dernier:

Ai joui énormément le vol,
Mais aurais joui plus encore,
Nous deux ensemble, le saut aérien
et le parachutisme en chute libre..

Outre les compétences militaires, mon frère était également expert en administration, comptabilité, finance, économie, droit, affaires et polyglotte.

Les conseillers américains ont découverts ces traits chez lui bien tôt dans sa carrière alors qu’il était seulement un Commandant Chef de G3 dans le 1er Corps d’Armée:

Il est apparent de ce rapport que Hieu avait, pendant les six mois qu’il était au 1er Corps d’Armée, laissé une impression très favorable parmi le Groupe de Conseillers Américain à Danang. Hieu a été hautement recommandé à suivre les cours de l’ U.S. Army Command and General Staff College at Fort Leavenworth, Kansas ; loué pour ses capacités administratives; pour son talent et traitement approprié du personnel.

Quand il était Assistant Spécial en charge d’anti-corruption investiguant les abus du Fonds Militaire, mon frère fait face avec facilité avec les experts dans différents domaines d’administration, comptabilité, finance, économie, loi, affaires et a rédigé un rapport compréhensif et bien compliqué d’une manière si simple que tout le monde puisse comprendre. Il a produit le rapport tout seul ayant di à un fonctionnaire de l’Ambassade Américain, “que son personnel consiste seulement lui et un aide, ce qui est totalement inadéquate.”

See, Rapport sur l'Enquête de l'Affaire FAMES

Parmi les généraux ARVN, mon frère était le plus doué en Anglais.

Le Livret Scolaire de l’US Command and General Staff College note:

Le Commandant Hieu écrit parfaitement l'Anglais et le parle couramment.

La femme du LTC Roy Couch, 5th Division Deputy Senior Advisor, m’écrit:

Le Colonel John Hayes et Roy se sont rencontrés le 3 août 1969. Le Colonel Hayes a prié Roy de venir avec lui au quartier général de la 5è Division ARVN en tant que son assistant. Le 5 août, Roy est allé au quartier général de la Division pour une réunion et a eu une conversation avec un Général vietnamien qui parlait couramment l'Anglais. Il n'a pas dit, mais je me demande si ce n'était pas le Général Hieu.

Le Général Abrams admire l’habileté en briefing de mon frère:

L’autre jour je suis sorti, et j’ai eu un bon briefing par le Général Hieu, 5è Division ARVN. C’est la première fois que je suis à la 5è depuis qu’il est le commandant de la division. Et je dois dire que c’est—ceci n’a pas grand chose à faire avec comment la division se conduit, mais la qualité du briefing est très haute, y compris une discussion très franche, je dirai, honnête des forces en personnel, désertions par régiment, et tout cela, y compris le fait que les désertions sont en hautes, ce qui—ce n’est pas quelque chose agréable aux oreilles, bien sûr, mais je dois dire qu’il y a un changement de rythme là dans la 5è Division qui est en train de niveler les choses tel que cela.

Outre l’anglais, mon frère parlait aussi couramment le français, l’allemand et les trois dialectes chinois – le mandarin, le cantonais et le shanghaïen.

- Le rapport sur les Données Biographiques du Général de Division Nguyen Van Hieu note:

Hieu n’est pas affecté à une unité de combat lorsqu’il est commissionné mais par contre devient un membre de l’état-major du Ministère de Défense Nationale où sa maîtrise en Français, Anglais et Chinois est utilisée.

Dương Diên Nghị narrates:

Vaquant quotidiennement auprès des délégations de presses nationales étrangères, j’avais remarqué que le Commandant Hieu parle un anglais impeccable et en outre, j’avais appris qu’il pratiquait également le français, le mandarin, et l’allemand.

Simple

Mon frère mène une vie simple qu’un soldat peut s’accorder.

- Quan Minh Giàu:

Si les actions insignifiantes révèlent à un certain degré le caractère d'un individu, alors je me rappelle encore quelques anecdotes parmi les myriades comportements de Hieu pendant la période d'entraînement. Fréquemment, en fins de semaine, se déroulaient les inspections des quartiers, uniformes, équipements, armes de chaque cadet. L'officier d'inspection était le Capitaine De Taine, commandant de la Division des cadets. Dans une inspection, la paire de bottes de Hieu a été employée par le Capitaine De Taine comme le modèle du polissage de bottes. En réalité, une paire de bottes de n'importe quel cadet a été polie complètement à la surface supérieure, mais si la semelle était examinée de près, la majorité contenait des traces de poussières aux alentours des clous. Mais la paire de bottes de Hieu était scintillante de haut en bas!

Pendant l'inspection, les commandants de l'Académie faisaient également attention à la propreté aux alentours des dortoirs et en particulier aux alentours des toilettes. Quand venait le tour de l'équipe de Hieu d'être en charge, je notais que Hieu se portait volontaire à assumer le boulot le plus dur, celui de nettoyer le parquet en ciment en utilisant une immense serpillière attachée à une canne à la forme de T. Tout d'abord verser l'eau, ensuite essuyer et brosser, finalement sécher. Avant le temps d'inspection, si quelqu'un entrait pour laver ses mains et répandait de l'eau sur le parquet, Hieu essuierait sans dire un mot.

- Trịnh Tiếu:

Je me rappelle qu'un jour, après l'heure de travail, le chauffeur le ramène à la maison située dans la ville de Qui Nhon (le quartier général de la 22ème DI se situe à Ba Gi, 10 kms en dehors de la ville). A mi-chemin, le Général Hieu regarde vers l'arrière et aperçoit une caisse de boîtes de lait condensé provenant de l'Unité d'Approvisionnement Militaire. Il questionne le chauffeur: "À qui appartient cette caisse de lait?" Celui-ci lui répond: "Mon Général, votre dame m'a demandé de les acheter pour les enfants." Hieu demeure pensif pendant un moment puis demande: "Chaque mois, combien de boîtes sont réservées à chaque famille ? "Mon Général, chaque foyer a droit à 6 boîtes." Le Général lui dit: "Faites demi-tour au quartier général et retournez cette caisse à l'Unité d'Approvisionnement et ne prenez que 6 boîtes, parce que je ne suis qu'un soldat comme vous."

- Nguyễn Nho:

A propos de sa simplicité, je me souviens qu'une fois je l'accompagnais dans une de ses missions en hélicoptère. A notre retour au quartier général, il était déjà une heure de l'après-midi. Nous descendîmes à la cantine et les responsables de la cuisine nous firent savoir qu'il n'y a plus à manger. Le Général reçut la nouvelle de bon gré et retourna au quartier général pour se reposer. Une demi-heure plus tard, on l'invita par téléphone à retourner à la cantine. Il m'amena avec lui. En guise de menu, on nous servit de l'omelette et un peu de légume cuite à l'eau. Comme nous avions très faim, nous mangions avec de grand appétit.

- Tạ Thanh Long:

Après la cérémonie de passation de pouvoir - au Colonel Le Van Hung - en juin 1971, il s'approche de Hieu et l'invite à aller célébrer avec un groupe d'officiers de haut rang, qui inclut le Général Lam Quang Tho, Commandant Général de la 18ème D.I (lui aussi, peu après, sera congédié par le Général Minh de la 18ème D.I), Hieu s'excuse sous prétexte qu'il doit s'occuper de quelque affaires personnelles. Après la fête, Long retourne chez lui. Quand il arrive à la hauteur de Ben Cat, il aperçoit la voiture de Hieu garée du côté de la route. Il s'approche et voit le Général et son chauffeur, chacun mangeant sa baguette de pain accompagné d'une banane mûre!

- Lê Đình Lâm:

Bien avant la venue de Hieu, j’avais eu vent de son renom et notamment, ce fait incroyable : pendant une opération au Cambodge, le Commandant de la 5ème DI en personne ôta son uniforme, ne gardant que son maillot de corps et son caleçon, se jeta dans la boue pour épauler ses hommes à dégager un tank de son enlisement.

Madame la Général Nguyễn Xuân Thịnh:

Ma famille et celle de vore frère se rencontrent souvent le dimanche après la messe à l’église des Rédemptoristes. A cette époque, le Général Thinh était Commandant d’Artillerie. Sur chacune de ces occasions, nous inviton la famille de votre frère à prendre le petit déjeuner cheznous parce que nous savions que votre frère n’a pas le luxe de prendre sa femme et ses six enfant à un restaurant Pho, en dépit de son salaire d’Assistant Spécial e charge d’anti-corruption!

- Lê Minh Đảo:

Il était très sympathique et prenait les nourritures de soldat avec nous. Un matin, je l'ai aperçu arrêter un sergent de la 18ème Division qui se portait volontiers à cirer ses bottes et il faisait le boulot lui-même.

Sans peur envers les autorités

Bien qu’il soit formé comme un soldat à obéir sans questionner, mon frère a gardé une attitude inflexible et sans peur envers les autorités. Il a toujours maintenu une forte vision personnelle et n’a jamais peur d’exprimer ses critiques et à s’opposer quand les autorités étaient en faute.

- Envers le Président Diem:

Hieu a récemment dit à un officiel supérieur américain au 3è Région Militaire qu’il a été dénié à la promotion pour une longue période parce qu’il croît inapproprié en tant qu’officier militaire de joindre la Partie Can Lao du Président Diem bien qu’il fût sollicité d’agir ainsi. Ceci explique probablement qu’il fût dépassé à maintes reprises pour Leavenworth.

Envers le Général Peers, Commandant de I First Field Force Vietnam:

Afin de défendre la souveraineté de l'ARVN, le Général Hieu a dû batailler ferme avec le Commandant de la 1ère Field Task Force américaine à Nhatrang, ce dernier a donné l'ordre à la 22ème DI de mettre à la disposition d'un capitaine chef de district, un régiment commandé par un colonel dans le programme de Pacification et de Développement. Cette affaire a abouti à une dispute orageuse et compliquée, et le Général Lu Lan, commandant Général du 2ème CA a dû intervenir pour apaiser l'ardeur des deux protagonistes.

- Envers le Général Abrams:

Elle [la 22è Division ARVN] est comme la 173è Brigade de Parachutistes US. Ils [la 173è] sont équipés gréement, et ils ont le TO&E pour sauter partout sur la globe terrestre où les Etats Unis veulent les déposer, et ils sont tous entraînés en parachutistes et ils sont tous toujours prêts ‘All the way, sir!’ et tout cela. Nous n’avons pas besoin de çà! Nous n’avons pas besoin de çà! Au lieu de çà, ce qu’ils doivent faire est de sortir et fouetter les VC, sortir en petites unités maraudant dans la nuit, aidant les pauvres villageois, veillant à ce que le riz reste dans l’entrepôt et ainsi de suite, et – sacré bleu, il n’y a pas de place pour un parachute! La seule chose que vous puissiez faire est de l’utiliser pour un pique-nique avec les villageois ou quelque autre chose.

Et, malheureusement, la 22è Division ARVN ne peut pas voir çà. Ce n’est pas une grande division, sortant pour se battre avec des régiments et bataillons, et cetera! Sacré bleu, l’enjeu est cette autre chose! Et c’est ce qui doit être fait à Binh Dinh! Et c’est ce que la 22è Division ne peut pas voir! Et c’est ce que le commandant de la division est psychologiquement indisposé à faire! Et ce que tout le monde doit faire, au lieu de parler faire la guerre et se battre avec – Sacré bleu, ils sont en train de lécher leurs baguettes en attendant que la 3è ANV retourne! Bien sûr, si la 3è ANV retourne, ils auraient tout le temps pour nettoyer leur horloge. Mais c’est bien le jour qu’ils sont en train d’attendre – quand la 3è ANV retourne! Tonnere de Brest! C’est que – vous ne pouvez pas faire ce dont vous être organisé à faire, vous ne pouvez pas faire ce dont vous être entraîné à faire. Vous devez sortir là bas et faire ce qui doit être fait tout de suite maintenant dans ce pays! Tout le monde doit faire çà!

Mon frère ignore l’opinion du Général Abrams et opère sa 22è Division à son gré.

- Envers le Général Đỗ Cao Trí:

Le Général Tri, tout en reconnaissant que Hieu n’approuve pas entièrement les opérations transfrontalières et particulièrement celles qui demandent à la 5è Division d’opérer dans la région de Snoul, Cambodge, n’entame pas immédiatement le geste de relever Hieu.

- Envers les Conseillers Américains du 3è Corps d’Armée

L’Adjoint Chef Conseiller, 3è Corps d’Armée, un Général de Brigade, déclare: “Les vues pessimistiques et opposées du Général Hieu, exprimées librement et publiquement, ont coloré les attitudes de plusieurs de ses commandants subalternes et les ont rendus moins réceptifs aux efforts de poursuivre le programme Đồng Tiến. Il est souhaité qu’en ce temps-là, qu’heureusement la campagne cambodgienne a procuré, et une réalisation grandissante que la 5è Division ARVN peut performer sa nouvelle et élargie mission, pourra modifier l’avis du Général Hieu. Si non, il devrait être relevé du commandement.”

- Envers le Général Nguyễn Văn Vỹ, Ministre de la Défense:

Hieu a bien eu une investigation hautement réussite, dans le cas du Fond d’Assistance Mutuelle et d’Epargne des Soldats (FAMES). Le 14 juillet 1972, Hieu apparaît sur la télévision et rapporte les résultats de l’investigation dans les activités financières de FAMES. He mentionne les Ministre de la Défense, le Général de Corps d’Armée Nguyen Van Vy et le Général de Corps d’Armée retraité Le Van Kim, comme participants dans les activités financières irrégulières. Vy est licencié par le Président Thieu.

- Envers le Général Trần Thiện Khiêm, Premier Ministre:

Hieu dit aux officiels d’Ambassade que la campagne d’anticorruption ne va nulle part et que les Ministres de cabinet et le Premier Ministre ne coopèrent pas avec lui.

- Envers le Général Nguyễn Văn Minh:

Hieu commente au fonctionnaire d'ambassade que Truong est un ancien associé du Général de Corps Nguyen Van Minh, CG RM 3, et que Hieu est convaincu que Minh a nommé Truong comme Chef de Province en partie afin d'assurer son contrôle sur le commerce lucratif du bois dans Long Khanh. Hieu recommende que ce cas soit investigué mais note que ceci dépend du Président Thieu et du résultat des contacts entre Thieu et le Général de Corps Minh.

- Envers le Président Nguyễn Văn Thiệu et le Général Đặng Văn Quang:

Concernant le contenu de la nouvelle loi, Hieu commente qu'elle ne traite pas l'un des obstacles fondamentaux pour une action efficace contre la corruption: la protection donnée aux malfaiteurs par ceux qui détiennent l'autorité. Il cite comme un exemple un député qui a été clairement impliqué dans des activités de corruption. Hieu dit qu'il présent le dossier au Vice Président Huong, qui note que le législateur est un membre du bloc pro-gouvernemental et le jour auparavant il a diné avec le Président. Huong conseille de ne pas poursuivre l'affair. Un autre exemple, dit Hieu, est Colonel Pham Kim Quy, Chef du bloc judiciaire de la Police Nationale. Selon Hieu, d'énormes corruptions dans le service d'immigration de la Police Nationale, une branche du bloc judiciaire, ont été traquées directement au Colonel Quy, qui est bien connu proche de l'Assistant du Président Dang Van Quang. Le Vice Président Huong est également peu disposé à poursuivre ce cas.

En announçant la mort de mon frère, Washington Post note:

Hieu a été critique de Thieu dans le passé sur la corruption. La théorie d’accident n’est pas largement admise.

- Envers le Général Nguyễn Văn Toàn:

Le Commandant Adjoint de la région de Saigon, le Général Hieu a été mort causé par une blessure auto-infligée (NYT) à la suite d’une intercalation avec son supérieur à propos de la tactique (UPI, New York Daily News).

Discret et effacé

Mon frère était extrêmement discret et efface au point que très peu de gens savaient qu’il était un guerrier exceptionnel.

D’abord, il étudie et effectue plus de grande batailles que n’importe quel général, qu’il soit vietnamien, viet cong ou américain, sur les champs de bataille au Viet Nam: Than Phong 1, Pleime, Duc Hue/Svay rieng (au niveau de corps d’armée); Do Xa, An Dien (au niveau de division); Dai Bang 800, Snoul (au niveau de régiment). La raison pour cette ignorance est parce qu’il se cache derrière les autres commandants (Do Cao Tri, Vinh Loc, Pham Quoc Thuan) dans son rôle de Chef d’Etat-Major ou de Commandant Adjoint de Corps d’Armée.

Ensuite, mon frère lance toujours l’attaque au cœur même des territoires où se cache l’ennemi: Do Xa dans l’opération Quyet Thang 202; Chu Pong, dans la campagne de Pleim; Phu My dans l’opération Dai Bang 800; Snoul, dans l’opération Toan Thang 02/71/B5/K; Svay Rieng, dans le front de bataille Duc Hue.

En outre, le style de commande et contrôle de mon frère était si onctueux et si gentille que les unités et les commandants qu’il emploie pensent qu’ils détiennent l’initiative alors qu’en fait ils obéissent à son ordre et guide opérationnel s. Chaque fois ‘il avait besoin d’utiliser un unité spécifique dans un opération ou dans une bataille, il ne les met jamais dans une position qui leur demande de performer au-delà de leur capacité et il leur fournit toujours suffisamment de soutien. Dan l’opération Than Phong 1, mon frère note:

Les forces de frappe sont contrôlées de près dans leur avancement. Elles détiennent une liberté d'action complète, mais le planning du 2ème Corps les a forcées d'occuper les hauts lieux le long de l'autoroute et de se déplacer à bonds successifs.

Normalement, mon frère ne donne pas les ordres d’une manière directe. Il appellerait le commandant et lui demanderait: voici la situation, que pensez-vous de ce qui devrait être fait ? Mon frère sait d’avance ce que la réponse ressemblerait (une fois qu’il ait déposé une pièce – que ce soit un cheval ou un pion – sur l’échiquier, il sait déjà comment le pion réagirait). Après avoir reçu la réponse du commandant, il dirait: parfait, fait comme cela. Il agit ainsi, par exemple, dans le front de bataille de Duc Hue; même aujourd’hui, le Général de Brigade Tran Quang Khoi est encore convaincu qu’il a été celui qui a gagné la bataille. Quant au cas de la bataille d’An Dien, après que la Task Force d’Assaut Blindée du 3è Corps d’Armée du Général de Brigade Khoi ait échoué de démanteler les lignes défensives ennemies, mon frère l’a remplacée avec la 18è Division du Général Le Minh Dao qui raconte:

Nous nous entendions bien. Il exprimait ses approbations sur toutes les dispositions des troupes et les plans dans la 18ème Division. Il ne posait jamais ou presque pas de questions; il regardait simplement avec ses yeux perçants, et n'offrait ses opinions que quand on lui posait la question. Je me rappelle encore les circonstances de la bataille d'An Dien - après que la Force de Frappe d'Assaut du 3ème Corps du Général de Brigade Tran Quang Khoi a échoué de percer la ligne de défense ennemie en attaquant Rach Bap et Colline 82 du sud - Général Thuan m'a confié d'employer les troupes de la 18ème Division pour prendre l'assaut d'An Dien de deux fronts, un groupe traversait la rivière Thi Tinh au sud de Ben Cat et virait nord vers An Dien et un autre groupe attaquait An Dien à travers le pont, et a envoyé le Général Hieu demeurer en permanence au Poste de Commande de la 18ème Division. Nous couchions ensemble dans une chambre sur deux lits mis près l'un avec l'autre.

Le Général Dao prenait l’attitude discrète et efface de mon frère comme une absence de fortitude lorsqu’il commente:

Il était superbe en stratégie et en matière d'état-major. Cependant son apparence douce pourrait ne pas faire peur aux soldats et ainsi le rôle d'un tacticien pourrait ne pas lui bien convenir.

La réalité est que mon frère était excellent en stratégie et en tactique; il était bon à la fois comme un penseur et acteur. Il désigne une bataille d’une façon tellement parfait de sorte que les combattants n’avaient pas à s’efforcer outre mesure.

Dans la campagne de Pleime, les commandants des différents unités de 1st Air Cavalry ont pu se vanter qu’ils ont vaincu les forces du Front B3, alors qu’ils ignorant le fait qu’ils ont tout simplement mettre en pratique le concept opérationnel conçu par mon frère, en tant que Chef d’Etat-Major du 2è Corps d’Armée.

Le Général Nguyen Huu Co a ramené mon frère au 2è Corps d’Armée le 24 octobre 1964; mon frère a pu empêcher les Viet Cong de conquérir les Hauts-Plateaux. Le Général Pham Quoc Thuan a amené mon frère au 3è Corps d’Armée le 3 décembre 1976; mon frère a pu empêcher les Viet Cong de conquérir davantage de territoires et établir un capital pour le Front National de Libération à Tay Ninh ou Binh Duong à la suite de l’Accord de Paris. Le 7 novembre 1974, l’Ambassade américaine note:

Hieu a la reputation d’être un excellent officier d’état-major ... Hieu a bien performé à Bien Hoa, où il y est bien aimé et largement respecté.... Hormis un déboire militaire sérieux, il est probable que Hieu demeurera dans des positions hautement responsables dans le proche avenir.

Le Général Tran Van Don considère mon frère comme le meilleure général:

En février 1972, Don, qui était un Général de Corps d’Armée et à présent est un Vice Premier Ministre, déclare au Consul américain à Danang que Hieu est l’un des généraux les plus capables dans l’ARVN et “le plus honnête général dans l’Armée aujourd’hui”. Cette évaluation est largement reconnue et fréquemment prononcée par les officiers ARVN. Don déclare de plus qu’il prendrait Hieu virtuellement au-dessus de n’importe quel général ARVN qu’il connaît.

Son amour pour les soldats

L’Ambassade américaine écrit:

Hieu a la réputation bien connue pour l’intégrité personnelle et pour son fort intérêt personnel envers le bien-être de ses troupes.

Mon frère fait attention à chacun des soldats individuellement et à leur famille. Nguyen Anh Ton raconte:

Je l'accompagnais un jour à la base du 4/40 Bataillon. Un Sergent nommé Thien, issu de Quang Nam, était connu de tous en raison de sa haute stature et de pieds énormes. Aucune pointure de chaussures disponible au magasin de l'armée ne lui convenait. De ce fait, il s'est contenté d'une paire de sandalette qui rendait son allure ridicule. On ne saura jamais pourquoi le Général a eu vent de son cas, mais dès son arrivée, il convoquait ce colosse de Sergent, lui s'informant sur son état actuel et ensuite, a ordonné qu'on prenne de l'argent de la caisse divisionnaire pour lui offrir une paire de ranger à sa mesure, provenant des stocks US. A partir de ce jour-là, ce brave Sergent a pu se rassurer et se sentir qu'il est devenu un soldat à part entière, bien habillé de pied en cap.!

Le Général prenait très souvent ses repas en compagnie de ses subordonnés. Au cours d’un de ces repas, il a proclamé que 2 conditions sont indispensables pour encourager le moral des troupes: la première est un armement approprié, la seconde concerne le bien-être de la vie matérielle de leurs familles.

Mon frère tient à cœur la vie de ses soldats.Khuc Huu Chap raconte:

Le général Hieu était mon idole et je le connaissais depuis le jour où il vînt à la 5è Division. A l'époque, je faisais partie d'une unité de renfort qui sautait dans une région trans-frontalière et nous étions sous sa protection. Lorsque nous étions sur le point d'entrer à Krek, il nous ordonna de se replier quand l'autorité supérieure retira soudainement l'accord préalable d'employer le soutien aérien des B-52 dans le plan opérationnel. Il dit, "Sans ce soutien, je refuse d'engager mes troupes au combat." Il était un général intègre, un général qui savait prendre grand soin de ses hommes et était vertueux. Il mérite ma profonde admiration.

Quand des combattants meurent sur le champ de batailles, mon frère est gravement affecté.Tran Hoai Thu raconte:

Le 9 Mai 1968, ma compagnie tombait dans un guet-apens sur la colline de Ky Son. Nous avions subi de grande perte: 4 morts, y compris un conseiller américain; moi-même et le commandant de compagnie fûmes blessés. Cet après-midi là, son hélicoptère était arrivé sur le sommet de la colline et il resta assis tête baissée pendant une bonne demi-heure. Il donna ensuite l'ordre de mettre le drapeau en berne pendant toute la semaine suivante.

Tout en annonçant le décès de mon frère, la presse écrit:

Le Commandant Adjoint de la région de Saigon, le Général Hieu a été mort causé par une blessure auto-infligée (NYT) à la suite d’une intercalation avec son supérieur à propos de la tactique (UPI, New York Daily News>.

Le Général Toan avait la réputation d’être “aggressif”, mon frère avait la réputation d’être “extrêmement conservatif dans la planification et exécution tactiques”.

Selon Charles Lahiguera, Consul Général Adjoint de Bien Hoa,

dans le télégramme que le Consul Général Américain de Bien Hoa a envoyé au Secrétaire d’Etat pour rapporter la mort du Général Hieu, l’une des théories avancées est que le Général a été tué à parce qu’il a conseillé de capituler afin d’éviter de gaspiller le sang parmi les troupes inutilement.

Religieux et vertueux

Parmi tout les traits caractéristiques de sa personnalité, mon frère était avant tout religieux et vertueux. Le Colonel , Deputy Senior Advisor of 5th Division, écrit:

Le Général Hieu était un soldat courageux et capable; cependant, dans ces conversations il se définissait à moi être beaucoup plus que cela - il était avant tout un chrétien.

Il inclue toujours son nom de baptême Paul dans sa signature, P.Hieu:

Nguyen Anh Tôn raconte:

Chacun adopte un mode de vie selon son aspiration. Quant au Général Hieu, j'avais remarqué qu'à cette époque, une maxime trônait en permanence sur sa table de travail:

Un travail bien fait est la joie du coeur.

Un travail bien fait est la joie du cœur.
Une prière bien accomplie est la paix de l'âme.

A travers ces deux courtes phrases, on comprend mieux l'humilité, l'honnêteté et l’humanisme que le Général a pratiqué pendant toute sa vie.

Nguyen Nhon raconte:

Il faut dire que le Général de Division Hieu était très vertueux, gentile et taciturne. Il ne manque jamais la messe de Dimanche et la communion.

Quan Minh Giau raconte:

Pendant la période que nous travaillons au 3ème Bureau, je remarque que Hieu est très intelligent et diligent, vif et rapide en prenant des décisions concernant les affaires stratégiques. Tout le monde du personnel le respecte. Parfois aux pauses de midi, il s'arrête par mon bureau ou j'entre dans son bureau pour parler de la famille, société, opérations militaires...Un jour, il me dit: "Je fais tout mon possible pour me rapprocher d'un saint, mais je n'y parviens pas". Depuis les jours à l'Académie Militaire de Dalat, j'ai noté que Hieu était un homme d'idéal, ce jour-là j'ai compris que son idéal se situe dans la stratosphère spirituelle, visant à la perfection spirituelle dans la vie afin d'être près de Dieu. Un tel idéal est la motivation de toutes ses actions.

Nguyen Van Tin
Le 11 Août 2015


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