Pourquoi le Président a-t-il tué le Général Hieu?

Après avoir son aide-de-camp abattre le Général Hieu, le Général Toan rapporte au Président Thieu que sa mission de tuer le Général Hieu ordonnée par le Président a été accomplie (voir Suaire recouvrant la mort mystérieuse du Général Hieu dévoilé). Pourquoi Thieu a-t-il donné cet ordre ? Un ancien capitaine ARVN appartenant à la 2è Division a adressé une accusation directement à Thieu dans une de ses apparitions avec la communauté vietnamienne à Orange County, California le 16/6/1990.

Le motif était-il relié pour couvrir le clique des corrompus? Non, Thieu a tué le Général Hieu parce qu’il a suspecté ce dernier de monter un coup d’état. Thieu a précédemment tué le Général Nguyen Viet Thanh et le Général Do Cao Tri lorsqu’il suspecte ces deux généraux de monter un coup d’état.

Selon le renseignement américain, le Général Thanh n’a pas été tué à cause d’une collision d’un hélicptère Cobra américain avec l’hélicoptère de commandement du Général Thanh qui était en train de survolé au-dessus de la région d’une opération transfrontalière cambodgienne. L’hélicoptère a été abattu par une roquette tirée du sol par une unité d’artillerie du 4è Corps d’Armée. Les Américains étaient très mécontents parce que Thieu leur a blâmé pour l’accident.

Thieu avait la suspicion que le Général Thanh avait connivence avec le Général Tri dans la planification de monter un coup d’état après l’opération transfrontalière et a frappé le premier.

Dans le cas du Général Tri, Vo Long Trieu écrit:

- Si je déclenche un coup d’état, penses-tu que c’est à conseiller? Pour dire la vérité, comme je détiens le pouvoir militaire jusqu’aujourd’hui, je n’ai jamais perdu une bataille. Les Américains me respectent sur ce sujet et ils me donnent toujours la satisfaction sur tous ce que je demande.

J’ai été pris par surprise. Do Cao Tri me regarde avec intrigue parce qu’il n’obtient pas une réponse de moi. Entre temps, je suis en train de penser : mon ami veut se lancer dans quelque chose de grand. Comme j’ai écrit dans le premier volume de ma mémoire, le Vice-Président Nguyen Cao Ky m’a proposé deux fois. Dans ces cas, je ne sentais nullement angoissé. Cette fois-ci, peut-être parce que Do Cap Tri m’était très cher, j’ai été plus préoccupé de lui que de moi. Mon silence dure plus d’une minute et pèse lourdement sur nous deux. Je demande de nouveau:

- Penses-tu que tu pourrais mener un coup d’état qui serait réussi?

- C’est tout simplement un jeu pour moi.

-Ne plaisantes pas. Es-tu en train d’être sous l’influence d’une fièvre qui te rend halluciné?

- Tiens, n’oublies pas que je suis commandant du 3è Corps d’Armée et le Général de Corps d’Armée Minh est mon plus jeune sous-fifre et détient la position de gouverneur militaire de Saigon ? Et tous mes autres subalternes que tu ne connais pas. Tu connais très bien ma carrière militaire. Quant à toi, penses-tu que tu peux assumer la responsabilité de diriger le navire de la nation ?

- C’est certain que je possède la capacité. En outre, avec l’aide d’un tas d’amis, je peux faire face à n’importe quels problèmes. Cependant, je pense que nous devrions penser avec soin sur ce sujet. Attendons que tu sois récupéré complètement avant de reparler davantage.

(...)

Le Général de Corps d’Armée Do Cao Tri croit qu’il pourrait cimenter l’unité dans l’armée et quant à moi, je crois que j’étais plus que capable d’implémenter les projets qui auraient excité toute la nation à construire l’économie, à établir l’égalité sociale, et à détruire les activités et propagandes communistes. Nous discutons en profondeur, et étions très prudents. Finalement nous prenions la décision de mettre en pratique le plan de remplacer le Président Thieu. Le Général Tri fait tranquillement et adroitement les préparations pour agir, mais il semble que Nguyen Van Thieu soupçonne que quelque chose est en train de se produire. Je ne savais pas pour sûr mais avais seulement une intuition.

Puis un jour le Général de Corps d’Armée Tri semble préoccupé lorsqu’il enquiert mon opinion concernant les propositions des conseillers américains d’avoir son hélicoptère garé sur le parking américain pour plus de sécurité. Je lui réponds : “Tu es en charge de la sécurité de tout le 3è Corps d’Armée, et n’es pas capable de sécuriser ton propre hélicoptère? Par la suite, il remplace l’entière équipe de pilotage de l’hélicoptère avec les membres de sa famille ; parmi lesquels était le Commandant Dang, un de ses oncles. Une semaine après, Tri me demande de nouveau : “Les Américains me dit que puisque je ne suis pas d'accord pour garer mon hélicoptère sur leur parking pour la sécurité alors au moins les laisser effectuer la vérification mécanique avant un vol. Qu’en penses-tu?

Tout personne normal aurait des centaines de questions, à l’exception de nous deux. Nous étions indifférents, imprudents. Etait-ce parce que le fait de quelqu’un de haut ou était-ce le destin de Do Cao Tri avait atteint sa fin ? Néanmoins, nous deux raisonnons que, puisque l’hélicoptère a été produit par les Américains, et nos mécaniciens ont été formés par eux, alors il devrait être normal et logique de leur laisser s’en occuper de la vérification. Deux jours plus tard, l’hélicoptère a explosé en feu. L’équipage entier a péri avec le Général Do Cao Tri.

Les responsables américains ont averti le Général Tri que Thieu pourrait saboter l’hélicoptère et créer un accident. Qui aurait pu sondé que Thieu malicieusement utilise François Sully, un correspondant français pour apporter les explosifs au bord de l’hélicoptère. Vo Long Trieu ajoute:

La version officielle donné par le gouvernement à la radio et télévision était que l’hélicoptère du commandant du 3è Corps d’Armée a été abattu par une roquette Viet Cong. Beaucoup plus tard, le frère aîné de Do Cao Tri, le dentiste Do Cao Minh, vivant à présent en France, m’a confié une révélation confidentielle du Colonel Chiem, un sous-fifre de Do Cao Tri, en charge de sécurité au Palais Présidentiel, adressée à Do Cao Minh comme suit: Ce matin-là, le correspondant de Newsweek, François Sully, avait une audience avec le Président Thieu à 8h00; il a été prévu de rencontrer le Général Do Cao Tri à 9h00 pour l’accompagner dans un voyage d’inspection du front cambodgien. Le protocole dicte que les fonctionnaires de haut rang doivent laisser leur cartable à la réception ou à l’attaché. Après la séance d’audience avec Thieu, François Sully partit avec sa cartable. On ne sait pas si quelqu’un avait inséré, pendant l’intervalle, une bombe à retardement dans la cartable. The official version given by the government on the radio and television was that the helicopter of the III Corps commander was shot down by Viet Cong’s rocket. Much latter, Do Cao Tri’s elder brother, dentist Do Cao Minh, currently living in France, told me about a confidential revelation of Colonel Chiem, a Do Cao Tri’s underling, in charge of security at the Presidential Palace, addressed to Do Cao Minh as following: That morning, Newsweek’s correspondent, Francois Sully, had an audience with President Thieu at 8:00 am; he was scheduled to meet with LTG Do Cao tri at 9:00 am to accompany him on a Cambodian battlefront inspection trip. The protocol dictated that even high ranking officials must leave their briefcase at the front desk or with the attache. After the audience session with Thieu, Francis Sully departed with his briefcase. It was not known that during the interval, if anybody had inserted a ticking bomb in the briefcase.

Thieu se méfiait du Général Hieu depuis le jour où ce dernier était Commandant de la 5è Division. A une certaine époque, le Général Tri a été écarté du 3è Corps d’Armée. L’événement a eu lieu comme suit: En octobre 1970, le Président Thieu a habilement écarté le Général Tri du 3è Corps d’Armée et l’a envoyé en exile en France pour raison de santé, remplacé par le Général Nguyen Van Minh. Dans la lettre datée du 6 Juin 1970, le Capitaine Wayne T. Stanley, secrétaire du G3 des conseillers américains du 3è Corps d’Armée, a écrit au lieutenant-colonel John L. Huestis, Fort Bragg, en Caroline du Nord: "Général Tri continue à gouverner le pays avec le feu et la détermination. Il est maintenant en vacances en Europe et il compte être commandant du 3è Corps d’Armée jusqu'à sa retraite dans 18 mois. " Après un certain temps, le Général Tri a pu prendre des dispositions pour son retour. Dès qu’il a mis ses pieds au sol, il se rend immédiatement au quartier général de la 5è Division du Général Hieu. Il menace de recourir à la force à l’aide des unités de la 5è Division. Le Président Thieu a été contraint de céder et rend le commandement du 3è Corps d’Armée au Général Tri.

Après la mort du Général Tri, Thieu cherche un moyen d’écarter le Général Hieu du commandement de la 5è Division. Thieu était d’autant plus suspect de ce dernier, lorsque, à la suite du retrait de Snoul en mai 1971, le Général Nguyen Van Minh lui rapporte que le Général Hieu avait l’intention d’utiliser des chars de la Task Force d’Assaut Blindée du 3è Corps d’Armée qui a été attaché à la 8è Task Force pendant le retrait pour tenter un coup d’état, selon le Général de Brigade Tran Quang Khoi.

En juin 1971, le Général Hieu a été reléguée à une position sinécure au 1er Corps d’Armée, comme assistant au Commandant Général Hoang Xuan Lam. Ensuite, en février 1972, il a été retiré du domaine militaire comme assistant au Vice-Président en charge d’anti-corruption.

Soudain, en décembre 1973, il a été affecté à la position de Commandant Adjoint/Opérations du 3è Corps d’Armée. Cette affectation a été demandée par le Général Pham Quoc Thuan qui avait besoin l’aide de quelqu‘un excellent en stratégie et tactique pour assumer la délicate tâche de défendre les zones environnantes de Saigon. Thieu fait en sorte que le Général Hieu n’aurait pas de troupes dans les mains comme un commandant adjoint travaillant sous trois généraux commandants dont Thieu pouvait compter sur leur loyauté : Thuan, Dong and Toan.

Mais lorsqu’il voit que les Américains approche de près et se montre amical envers le Général Hieu, la soupçon de Thieu s’intensifie, spécialement quand les Américains mettent la pression sur lui de résigner à trois reprises.

Le Général Hieu fréquente souvent l’appartement Frederickbleau appurtenant au Consulat Général Américain à Bien Hoa. C’était un club de rencontre et de divertissement de hauts fonctionnaires américains. Les officiers ARVN hauts gradés du 3è Corps d’Armée sont autorisés de fréquenter ce lieu, en particulier les aviateurs du 3è Escadron AFVN à Bien Hoa, comme le Général de Brigade Huynh Ba Tinh, Commandant, le Colonel Nguyen Van Tuong, Commandant Adjoint et le Colonel Nguyen Van Le, Chef d’Etat-Major; ces officiers souvent passe leur temps à voir les films, à boire et à danser. Pas comme les aviateurs qui souvent boivent beaucoup, le Général Hieu n’a jamais bu plus d’un verre d’alcool fort. Il aime voir la série télévisée Hawaii Five-O; Il a demandé en particulier à voir cinq fois le film, le Pont de la rivière Kwai et a commenté l’attitude héroïque du commandant britannique. En outre, il a souvent été invité par le consul général américain à sa résidence privée pour le dîner, le jeu d’échecs, à boire du thé et à bavarder.


Avec le Consul Général Walshinshaw au club Frankbleau

Le Général Hieur réciproque souvent en invitant M. Peters au tir au pistolet au champ de tir de Lai Khe. Ce dernier a eu la chance d’assister à l’adresse au tir de Hieu et sa capacité de tirer des deux mains.

Le Général Hieu était bien conscient que sa relation avec les responsables américains ont été surveillé de près par des agents des services secrets de Thieu.

Lorsque Thieu a vu que le Général Dong a donné les pleins pouvoirs au Général Hieu dans la conduite du 3è Corps d’Armée, et surtout quand le Général Dong a demandé de faire venir la division de parachutistes à la rescousse de Phuoc Long, Thieu l’a remplacé par le Général Toan pour être plus sécurisé.

Le 2 avril 1975, quand un poste de commande avancé s’avère nécessaire d’être établi à Phan Rang, Thieu a initialement désigné le Général Hieu de rencontrer le Général Phu à Lau Ong Hoang pour incorporer les unités restantes du 2è Corps d’Armée au 3è Corps d’Armée. Cependant, quand il a remarqué que le Général Hieu avait des troupes à sa disposition, il réaffecte ce dernier à sa position précédente et a dépêché le Général Vinh Nghi pour établir le front de Phan Rang. Le Général Pham Quoc Thuan a été surpris de voir le Général Hieu encore à Bien Hoa: “Quoi ? Je pensais que tu as été affecté à Phan Rang. Comment se fait-il que tu sois encore ici?” Le Général Hieu se contente de sourire.

Thieu était plus peur lorsqu’il a vu que le Général Weyand, envoyé spécial du Président Ford , en mission d’observation de la situation militaire et politique, n’a pas rencontré le Général Toan et s’était entretenu avec le Général Hieu à la place toute la matinée du 4 avril, en présence du Général Smith et du Colonel Le Gro, officier de renseignement de DOA La Situation du Vietnam en Avril 1975 )

Le 6 avril, tandis qu’il effectue une tournée d’inspection des unités de combat, le Général Hieu a été notifié par le Général Toan que le Président voulait le voir immédiatement au palais présidentiel. Concernant cette rencontre, Thu Lam écrit dans Fallen Leaves, Memoirs of a Vietnamese Woman from 1940 to 1975: Oncle Huong dit à Xuan que ce matin-là Hieu a récemment refusé de couvrir une faute commise par un des copains de Thieu. Il s'est aussi ouvertement opposé au plan de retrait des troupes des zones stratégiques vitales, "l'abandon de plus en plus de territoires aux communistes". Dans cette rencontre, selon Charles Lahiguera, Consul Général Adjoint de Bien Hoa, il “l’a conseillé, si les Américains refusent d’intervenir de nouveau comme promis par le Président Nixon, de se rendre afin d’éviter de l’effusion de sang des soldats inutilement.”

Puis les Américains voient que Thieu a l’intention d’éliminer le Général Hieu, ils offrent de le prendre avec sa famille par hélicoptère à la 7è Flotte Navale Américaine. Ce dernier décline l’offre et a dit à son père: " Je ne quitterai pas la lutte," a dit Hieu à son père deux jours avant sa mort." Et je ne permettrai jamais à Thieu de me faire taire. Je mourrai en combattant, que ce soit au champ de bataille ou dans mon bureau. Je ne la quitterai jamais tant que je ne verserai pas ma dernière goutte de sang. Vous pouvez faire confiance en mon honneur et ma détermination."

Les déplacement par terre du Général Hieu ont été protégés à distance par les agents de sécurité du renseignement américain. Chaque fois qu’il fait le trajet de Bien Hoa à Saigon pour visiter sa famille, il a l’habitude de conduire lui-même la voiture, avec le chauffeur assis à côté, et il n’avait pas peur d’être assassiné par les Viet Cong. Il a été conseillé de suspendre temporairement cette conduite dangereuse. Les gens de la 3è Escadre aérienne de l’AFVN ont également renforcé les mesures de sécurité de l’hélicoptère du Général Hieu.

Bien qu’il soit bien conscient que sa vie était en danger, le Général Hieu continue son devoir de faire des préparatifs pour parer à l’avancée rapide des troupes nord-vietnamiennes. Il fait part aux responsables américains à propos de son plan de contre-attaque: “Il a fait une étude approfondie de ma défaite de l’Armée Rouge des forces d’invasion allemandes en Russie dans la Deuxième Guerre Mondiale et admire clairement la performance des Russes.”

Une personne était préoccupé avec la survie du pays; l’autre avec le maintien de sa chaire présidentielle.


Général Hieu – Général Lu Lan – Général Toan
Quartier Général du 3è Corps d’Armée, Avril 1975

Quand ils ont vue qu’ils ne sont pas parvenus à convaincre le Général Hieu de prendre sa famille à fuire le danger, les responsables américains lui proposent de porter un stylo de marque Cross intégré avec un dispositif de détection pour sa protection. C’était ce dispositif qui a permis au renseignement américain de détecter le moment et la manière de la mort du Général Hieu. Personne n’a pu prévoir que les méchants ont fait usage d’un assassin qui avait les conditions de choisir d’agir en plein jour, dans son bureau, entouré de personnel militaire du quartier général du 3è Corps d’Armée quand tout le monde se prépare à aller manger à midi.


Nguyen Van Tin

Le 18 Août 2015

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