Le Général Hieu Comme Mentionné Dans Les Livres

Vietnam Dairy par Richard Tregaskis (1963)

Mardi, 6 novembre:

En vérifiant avec le Corps ce matin, j'ai trouvé que la dernière opération d'amphibie, commençant le samedi dernier, a bien plus réussi que la série d'assauts dans le passé opérés par les hélicoptères de la Marine le 5 octobre.

Cette fois, selon le Commandant Wagner, conseiller américain des opérations au 1er Corps, l'ARVN a découvert quelques dépôts de ravitaillement appartenant aux VC et ont tué près de là trois VC, capturé deux prisonniers, et découvert deux pièges de grenades qui n'ont pas heureusement détonés. Dans la bataille dans ce voisinage, un des troupes de l'ARVN a été blessé et un de nos fusilles automatiques a été capturé par les VC.

[...]

Le Commandant Wagner m'a introduit au Chef Adjoint vietnamien des Opérations dans la région de ce Corps, Commandant Nguyen Van Hieu, un individu bien poli, mince, alerte que Wagner, m'a caractérisé en particulier comme étant "très doué". Le chef vietnamien des opérations parle hautement du programme des hameaux stratégiques: "Dans chaque région tactique, l'Armée est responsable du soutien, fils barbelés, et armements, et nous sommes en train de faire du progrès. Les élections se déroulent dans plusieurs hameaux stratégiques."

[...]

[pp 132-133]

Jeudi, 8 novembre:

Ce matin dans la chambre d'attente j'ai découvert par l'intermédiaire d'OOD (Officier de Départ) Joe Baranowski qu'il n'y pas grand-chose à propos des missions à accomplir: "Il y a beaucoup de petites missions...certaines de ravitaillement, un groupe de cinq avions allant à Mang Buk et s'arrêtant à Quang Ngai, où il y a également un chargement d'un cargo de 4.000 lbs et quatre passagers dans la région des mines de charbon, et deux avions allant à Miet Xa avec passagers et cargaison."

Je retourne aux barraques et commence à parler à Rathbun du sujet favori des officiers: comment notre côté peut gagner cette guerre. Il dit, "Une des choses principales est qu'on doit avoir le soutien de la population, nous devons faire ça." Je lui dis qu'au quartier général, Wagner et son homologue, Nguyen Van Hieu, sont en train d'essayer de s'en débarasser des avant-postes statiques et inutils et de convertir des troupes en réserve mobile. Je lui dis également que Wagner a suggéré qu'il préfère avoir trois ou quatre compagnies d'hélicoptères dans ce Corps au lieu d'une seule. J'ai également fait mention que les stratèges de bas écheleon au Club O ont parlé d'un concept de station de bombiers avec une Force Tigre prêt à agir en tout temps avec des hélicoptères.

[...]

[pp 137-138]

Airmobility 1961-1967 par Le Général John Tolson (1972)
The Peak Year 1967

La vaste région de l'opération Pershing a été confiée à une seule brigade bien insuffisante pendant cette période. J'étais bien content d'avoir dépensé beaucoup de temps travaillant avec la 22ème Division de l'ARVN dans les tactiques de mobilité aérienne, car la 22ème, sous la commande bien capable du colonel Nguyen Van Hieu, devrait assumer la responsabilité principale dans la province de Binh Dinh pour un long temps.

55 Days - The Fall of South Vietnam par Alan Dawson (1975)

Digging A Last Ditch.

Bien que la bataille de Saïgon ait été en cours, la plupart des gens ne s'en rend compte seulement que le 9 avril, le jour après le bombardement du palais de Thieu. Quand ils se sont rendus compte, Saïgon est en tumulte. Thieu n'a pas encore nommé son nouveau cabinet. L'ancien joue le rôle de gouvernement intérim. Enragé par l'attaque à son palais et par la manque de riposte, Thieu a donné l'ordre d'arrêter le commandant de l'armée de l'air de Tan Son Nhut, puis le relâche à peine quelques heures plus tard. Le Commandant Adjoint du 3ème Corp de la région autour de Saïgon, le Général à deux étoiles Nguyen Van Hieu, est mort. La rumeur est qu'il s'est suicidé dans son bureau à Bien Hoa à la suite d'une dispute avec son supérieur, le Général à trois étoiles Nguyen Van Toan, au sujet de la défense de la région de la capitale.

[...]

[p 233]

Certain History - How Hanoi won the war par Denis Warner (1978)

[...]

Grâce à mon ami Bui Anh Tuan, j'ai été introduit à la fraternité Dai Viet qui dirigeait le gouvernement civil au Tonkin. En principe, le Dai Viet était un parti clandestin, avec ses membres jurés à un secret absolu, à peine, litéralement, de mort. Quand elle détenait l'autorité, cependant, le parti, agissant en commun avec les groupes politiques partout, aimait à avoir ses hommes tout gouverner. Nguyen Van Huong était Dai Viet, chef de la Sureté et un ami. Il était de taille petite, très fier de son brilliant fils aîné.

[en bas de page] Vingt-deux ans plus tard le fils, le Général de Division Nguyen Van Hieu, était le commandant adjoint de la 3ème Région Militaire au Sud Vietnam. La nuit avant que le Nord Vietnam ouvre l'attaque pour Saïgon, il était tiré et tué à son bureau dans le quartier général à Bien Hoa. Bui Anh Tuan empruntait la jeep du Général Tran Van Don et nous étions allés ensemble à la chapelle où son corps gisait pour donner une enveloppe contenant de l'argent, une coutume du pays, à sa veuve. J'ai parlé à Huong par téléphone, mais ne l'ai pas vu de nouveau.

[Huong] était consterné par ce qui se passait au Tonkin. Navarre, disait-il, avait tort sur les intentions du Viet Minh au Laos. Ces derniers n'avaient pas l'intention de capturer ni la capitale royale de Luang Prabang, ni Vientiane, la capitale administrative. Ils ont envahi Laos pour des raisons psychologiques et ont laissé derrière assez d'hommes dans la province de Sam Neua seulement pour établir un 'gouvernement'. Mais dans Hanoi même, le Viet Minh a une armée clandestine, avec des comités de bases déjà organisés, des gardes régionales et 5.000 policiers prêts à faire surface au moment approprié.

[...]

[pp 93-94]

[...] Dans les deux semaines suivants il y avait des rumeurs répétées d'un coup. Tard une nuit, je reçois un coup de téléphone dans ma chambre au Continental de la part d'un officier d'état major de l'Etat Major Général qui me dit que le coup est en cours et que je pourrais avec sécurité écrire que Ky prendrait le pourvoir avant matin. Mon contact était tellement fiable que je sortais du lit et commençait à rédiger l'histoire. Puis, après une seconde considération (ou ne voulant pas faire face aux troupes dans la rue sans un laissez-passer de couvre-feux), je la déchirais et retournais au lit. Ce qui était plutôt mieux.

Ky a eu, en fait, un plan d'un coup, utilisant l'armée de l'air, les parachutistes, et les forces spéciales. Il a retenu sa main à la dernière minute seulement parce qu'il croyait que l'Ambassadeur Martin était d'accord de faire pression à Thieu de démissionner. Que le Général Hieu, le commandant adjoint de la 3ème Région Militaire (la ligne de front de Saïgon) était impliqué dans ces plans d'un coup je ne le sais pas, mais le soir du 7 avril, il a été tiré et tué dans son bureau à Bien Hoa. Selon le Général Dung, son meurtrier était le loyaliste de Thieu et le supérieur immédiat de Hieu, le commandant de la 3ème Région Militaire, le Général Nguyen Van Toan.

Précisément à 8h22 le matin suivant, quand la rue Catinat était pleine d'activités, un avion F5E à la forme d'une flèche, piloté par Lieutenant Nguyen Thanh Trung, de l'Armée de l'Air du Sud Vietnam, sillonnait au-dessus de la ville et s'enfonçait sur le palais présidentiel.

[...]

[p 197]

Fall Of South Vietnam: Statements by Vietnamese Military and Civilian Leaders par Stephen T. Hosmer, Konrad Kellen et Brian M. Jenkins (1980)

Je [Général Tran Van Don] étais contre la Vietnamisation...Je vais raconter tout juste une histoire. J'ai visité certaines troupes au champ de bataille pour chercher à comprendre le programme de la Vietnamisation de la guerre... Cela se passait au quartier général de la 5ème Division. J'ai discuté le problème avec le commandant de la division, le Général Nguyen Van Hieu, le plus honnête général, et le plus capable, aussi. J'ai été surpris par sa réponse qui a ouvert mes yeux. Je lui ai demandé, 'Que pensez-vous de la Vietnamisation?' Il m'a dit, 'Il est impossible de la mettre en pratique.' 'Pourquoi?' Il a dit, 'La 5ème Division couvre une région où il y avait deux autres divisions américaines, et maintenant avec le départ de ces deux divisions américaines j'ai seulement ma division pour couvrir la région entière. J'ai trois régiments pour cette région et dois utiliser un régiment pour remplacer une division. Comment puis-je faire face à l'ennemi dans cette condition? Je suis devenu plus faible.' Il a l'air déçu. J'ai été surpris; il étais un homme tranquille, un homme poli, et il a essayé son mieux. Mais il a dit que c'était impossible. 'Comment puis je couvrir une plus grande région avec moins de troupes?' Ainsi la Vietnamisation de la guerre signifie que nous sommes devenus plus faibles.

[p. 36]

Jour J+ par Hoang Khoi Phong (1988)

[21 avril 1975]

[...] Thieu, Ky, Khiem, Vien et plusieurs autres..."fameux généraux", ont répandu le sang de la population du Sud Vietnam partout sur les montagnes et les collines, les rizières, les rivières et les canaux. Pourquoi devrait-on apprécier et sauvegarder du sang? On devrait tirer toutes les munitions d'obus de 105mm afin que madame Khiem puisse obtenir les carcasses d'obus pour les vendre au Japon; on devrait protéger à tout prix les tombeaux impériaux anciens du Sud Vietnam, afin que madame Thieu puisse collectionner les antiquités de nos ancêtres; du sang devrait être répandu à profusion pour être digne de la réputation de Vien, un fameux général versé à la fois dans les domaines académique et militaire, qui est au pinnacle de la hiérarchie militaire, qui se tient au milieu de la lutte du pouvoir politique, Vien est honnête, bien que oui, mais que dire de madame Vien? N'est-elle pas en train de patronner des proches acolytes? Ne sont-ils à l'entrée de la porte de derrière de son villa officiel?

[...] C'est tout naturel que nous aboutissons à la situation présente: dans tous mes douze ans dans le service militatire, je n'ai pas encore rencontré un commandant que je respecte dans mon coeur, au bout de ma langue. L'armée est formée d'un groupe large, et pourtant dans mon unité, une unité qui renforce la discipline militaire et la bonne conduite et la justice; notre unité détient la discipline qui constitue la force d'une armée, je dois admettre avec tristesse que pendant tous ces douze ans j'ai seulement rencontré tout juste trois individus honnêtes qui sont qualifiés à être des commandants décents. C'est dommage que l'honnêteté n'est pas suffisant dans cette guerre.

Il ne manque pas de sang parmi nous. Je m'adresse à vous tous, les "fameux généraux" du Sud Vietnam, vous, Thieu, Khiem, Ky, Vien, Quang, Toan et les autres fameux généraux. Avez vous fait attention à cette déclaration: "Un général atteint le pinnacle au détriment de millions de squelettes desséchées." Pourquoi devriez-vous faire attention, n'est-ce pas? En outre, vous n'aviez pas attaqué les forteresses, vous les défendiez seulement. À cause de la posture défensive de ces derniers dix ans, des millions de squelettes se sont desséchées. Et quand les forteresses tombent, vous ne vous souciez que de sauvegarder votre vie; vous ne pouvez pas amener avec vous vos maisons, vos villas, les tombeaux de vos ancêtres, vous les laissez derrière sans trop de soucis parce que vous avez de plus belles maisons quelque part ailleurs; vos baggages sont très compacts, vous ne vous dérangez même pas de faire un show en ramassant une poignée de terre comme le général Khanh a une fois fait.

Thieu annonce sa démission et l'armée gagnera un autre combattant, un autre "fameux général". Et que dire des autres "fameux généraux"? Ceux qui ont été loués par la presse comme étant des généraux honnêtes, comme Thang, Chinh, Truong, où êtes-vous? Les larbins du général Toan ont déjà envoyé le général Hieu, un autre général honnête, à sa destination de repos permanent en la compagnie du général Thanh. Le général Phu est confiné dans un lit d'hôpital, mais où sont Thanh, Chinh, Khang, Truong? Vous devriez vous montrer à ce moment pour prévenir la déchirure de l'armée. Vous n'êtes pas des commandants, colonels, vous êtes des généraux; même si l'armée vous a maltraités, vous avez atteint le rang de général, mais alors est-ce que l'armée vous a maltraités? Khang était un lieutenant colonel en 63, en 67 bien que moins de pouvoir en mains a atteint le rang de général de corps; pourquoi laissez-vous Ky courir par-ci par-là sans lui prêter une main en ce moment"? Ky est un général qui parle grand mais n'accomplit rien, pas aussi astucieux que Thieu, pas aussi gourmand que Quang, pas aussi corrompu que Toan.

[pp 224-225]

Fallen Leaves par Nguyen Thi Thu Lam (1989)

Le Destin d'un Patriote

[pp 182-185]

Viet Nam Nhan Chung par Tran Van Don (1989)

Le marché économique du Viet Nam était contrôlé par les Chinois, et par conséquent l'expansion du Fond d'Epargne Militaire pourrait entrer en collusion avec leurs intérêts. Les magnats chinois étaient très astucieux dans leurs efforts de soudoyer ceux qui détenaient le pouvoir pour gagner des faveurs, en découvrant et satisfaisant leurs appétits, y compris en les invitant d'aller en voyage à l'étranger. Le leader des magnats chinois était Ly Long Than, connu comme étant le conseiller financier de Thieu et de Khiem. Je sais pour sûr qu'ils étaient bons amis mais ne suis pas certain de son rôle de financier. Les Américains étaient également opposés au Fond d'Epargne Militaire et voulaient le dissoudre parce qu'il déduisait le salaire des soldats sans les avoir préalablement consulté. De son côté, le gouvernement soupçonnait de la corruption parmi les gérants du Fond; par conséquent Nguyen Van Thieu confiait au vice président Tran Van Huong la tâche de former une commission d'enquête. Cette commission était composée de Tran Khanh Van qui voulait se faire un nom, mais il y avait aussi le Général Nguyen Van Hieu qui était franc.

[page 394]

Tears Before The Rain - An oral history of the fall of South Vietnam par Larry Engelmann (1990)

(Chapter XV) Colonel Le Khac Ly - "Only I am Left To Tell You The Story"

[...]

Quand j'arrive à Saïgon, Phu se trouvait déjà là. Je rentre à la maison. Le jour suivant, du sang apparaît dans mon urine et je ne me sens pas bien. Je vais voir mon doctor et il me donne quelques médicaments et m'ordonne de me reposer. Je vais au travil quand même.

J'essaie de renouer contact avec le Général Phu au sujet de quoi faire. Et la première chose qu'il me dit, est, "Ly, on nous a trahis!" je dis, "Par qui?" Il dit, "Par Thieu. Thieu nous a tendu un piège. Il rejette tout sur nous. Il dit que tout est de notre faute." Phu veut préparer un rapport pour prouver que ce n'était pas notre faute et décrire comment nous avons conduit l'opération, pourquoi nous n'avons pas repris Ban Me Thuot, et pourquoi nous nous sommes battus en retrait.

Ainsi je prépare un très épais rapport pour Phu.

Je visite Phu et le Général Ngo Quang Truong (commandant de la 1ère Région Militaire), qui est maintenant à l'hôpital. Truong m'embrasse et pleure. Il dit, "Ly, nous avons tout perdu." Bien sûr, Truong aime son pays, et ses troupes, et son 1er Corps. Et maintenant tout a disparu.

Quand je revois Phu il est en colère. C'est la première fois que je l'ai vu aussi fâché contre le Président. Après que j'ai préparé le rapport pour lui, il le signe, et le dernier jour je vais voir le Général Khuyen et lui fais envoyer le rapport à Thieu et Cao Van Vien. Je ne revois ou n'entends jamais plus parler de ce rapport. Je demande au Général Khuyen, "Que devons-nous faire dans la suite? Avons nous tout perdu?" Il dit, "Non. Nous redéploierons et marquerons la ligne, et vous récupérerez le 2ème Corps." Mais je me suis dis, je pense que ce général ne dit pas la vérité. La vérité est que maintenant nous ne sommes pas capables de faire ça. Si vous m'avez dit ça quand j'étais encore à Pleiku, alors je pourrais le faire. Mais à ce moment même je n'ai personne sous ma commande. Il n'y pas d'armée pour moi. Et l'ennemi est partout. Il me demande, "Si vous êtes à ma place, que feriez-vous?" Mon grand choc est que je ne puis pas penser aucune solution à notre problème à ce moment.

Quand je retourne à la maison, ma femme et moi nous entendons les avions décolés chaque nuit, et nous savons que le DAO est en train de faire sortir les gens, et beaucoup d'informations nous sont parvenues chaque jour nous révélant qui sont en train de quitter. Je vais voir un de mes amis, le commandant de la 2ème Division. Lui et moi, nous essayons de réorganiser la 22ème et la 23ème Divisions et de rallier les hommes.

Puis soudainement j'ai entendu la nouvelle que tout est perdu. Et je rends visite à mon cher et bon ancien commandant, le Général Hieu, qui est un officier vraiment honnête dans l'Armée. Je lui demande sur le sujet de la situation dans la 3ème Région Militaire. Il dit que nous devons réorganiser et essayer de bloquer les avances des chars ennemis. Et quelques jours après il a été tué.

[pp 231-232]

Jean Cassaigne, la lèpre & Dieu par Louis & Madeleine Raillon (1993)

À Saïgon, début 1972, on apprend que Mgr Cassaigne est très malade. Le temps s'est écoulé. Depuis dix-sept ans, la fidélité de l'ancien évêque au service des exclus, les plus déshérités qui soient, est ressentie comme un exemple hors du commun.

Le vice-président de la République, M. Tran Van Huong prend l'initiative de lui conférer l'Ordre National du Viet Nam, avec le titre d'officier. On pressent le Père Dozance, Supérieur régional des Missions Etrangères à Saïgon, qui se rend à Di Linh, auprès de Mgr Cassaigne.

Très fatigué, celui-ci objecte d'un air las:

- Mon plus grand désir est d'être oublié, vous le savez bien, oublié!

[...]

- Les décorations!... Je ne tiens plus debout! Leur avez-vous décrit mon état de santé?

- Oui, répond le Père Dozance. Ils viendront vous voir, tout simplement.

Ainsi, le 12 avril 1972, à neuf heures et demie, entrent dans la chambre de Mgr Cassaigne, le général Nguyen Van Hieu, assistant à la vice-présidence de la République, le Lieutenant Colonel, chef de la Province de Lam Dong, ainsi que le Père Dozance et le Père Quang, curé de Di Linh. M. Nguyen Thach Van, secrétaire d'Etat, se penche sur le lit du malade, procède à la remise de la décoration. Très ému, Mgr Cassaigne remercie chacune des personnes présentes. Il ne souhaitait pas être décoré. On est trop bon pour lui.

- Je remercie M. le Vice Président, avec le coeur d'un missionnaire. En reconnaissance, je ne peux que prier, prier pour le Vietnam, ce que je fais tous les jours; pour le Vietnam, où je vis depuis 48 ans et que j'aime chaque jour davantage. Le Vietnam est ma patrie. Dieu l'a voulu ainsi. Mon rêve va bientôt s'accomplir: j'ai tenu, j'ai souffert ici, je vais mourir et veux être enterré auprès de mes enfants, au Pays montagnard.

[pp 263-264]

The Hidden History of the Vietnam War par John Prados (1995)

Profile: Generals and Politics in South Vietnam.

[...]

Cinq des hommes qui ont monté au rang de général dans l'ARVN sont nés en dehors du Vietnam. Ils incluent Cao Van Vien, un commandant de corps et longtemps chef de l'Etat Major Général vietnamien, qui est né au Laos. Deux généraux, Tran Van Don et Le Van Kim, sont nés en France. Coïncidentellement, ou peut être pas, Don et Kim sont devenus beaux-frères, et tous deux ont été les principaux organisateurs du coup d'état en novembre 1963 qui a renversé Ngo Dinh Diem.

Un général de l'ARVN Nguyen Van Hieu, est né en Chine, où son père était un fonctionnaire de la Sureté Française à Shanghaï, et plus tard à Hanoï. Hieu étudiait pour devenir prêtre mais aboutit dans l'ARVN, commandant deux différentes divisions. Il dirige l'enquête de la corruption dans le fond d'épargne militaire, des contributions obligatoires pour les soldats de l'ARVN, qui a forcé la démission en 1972 d'un allié de Thieu et ministre de la défense le Général Nguyen Van Vy. En 1975 Hieu était commandant adjoint de la région militaire de l'ARVN qui inclue Saïgon; il s'est suicidé quand la chute du Sud Vietnam est devenu apparente.

[p 65]

Blind Design par Hoang Lac et Ha Mai Viet (1996)

Quand Huong a été nommé Président de la Commission d'Anticorruption, assisté par le Général de Brigade Nguyen Van Hieu, Thieu était d'accord avec Huong d'ouvrir les fichiers de Vien. Huong m'a dit dans un dîner particulier de famille à Vinh Long qu'il avait suggéré à Thieu d'examiner les fichiers de Vien, également ceux de Quang, dans l'avenir proche. J'ai expliqué à Huong que même si Vien était congédié, il serait remplacé par Quang, et non pas par Tri. En outre, il serait très difficile pour Thieu et Huong de s'en débarasser de Vien. Parce qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves que Vien ne remplissait pas bien ses devoirs et manquait de fidélité, et Vien était suffisamment sage pour ne pas permettre à Thieu d'avoir assez d'évidence. Sous le soin et la protection de Vien, Khuyen était prêt à sacrifier sa vie pour Vien. Khuyen, en outre, était soutenu par la MACV parce qu'il était toujours et complètement d'accord avec son conseiller américain dans l'accomplissement de sa fonction dans la gestion d'approvisionnements, transport, emmagasinage, et autres soutiens logistiques importants pour la réussite d'opérations militaires.

Huong commençait à concentrer son enquête sur Quang mais Thieu a fait tout son effort pour couvrir Quang afin de protéger lui-même comme ses affaires et celles de Quang étaient les mêmes. Le Général Hieu a compilé et a achevé le dossier sur Quang et est devenu frustré. Il a demandé à retourner à l'Armée.

Huong a été déçu et a cessé de persécuter les hauts fonctionnaires et, au lieu de cela, il visait les fonctionnaires moins importants.

{...}

Quelque temps après, le Général Tri est tué dans un accident d'hélicoptère pendant la seconde opération militaire contre l'ANV au Cambodge. Le Général Nguyen Van Hieu, Commandant Adjoint du 3ème Région Militaire, et ancien assistant du Vice Président en charge d'anticorruption, a été également décédé d'une mort douteuse. Hieu était jeune, enthousiaste, capable et honnête, et la presse a spéculé que sa mort était le travail des généraux corrompus.

[pp 205-206]

The Encyclopedia of the Vietnam War - a Political, Social & Military History édité par Spencer C. Tucker (1998)

Nguyen Van Hieu (? - 1975). Armée de la République du Vietnam (ARVN) général de division. Hieu a monté à travers les rangs de chef d'état major, II Corps/2ème Zone Tactique (1964); commandant de la 22ème Division d'Infanterie (1964 et 1966); et commandant de la 5ème Division d'Infanterie (1970). Hieu a été regardé comme étant l'un des plus incorruptibles généraux de l'ARVN. Cette réputation lui a rapporté le poste d'inspecteur général de l'armée sous le Vice Président Tran Van Huong, qui championnnait un programme d'anticorruption, qui a échoué malgré leurs efforts enthousiastiques. En 1974 Hieu est devenu commandant adjoint du III Corps/III Région Militaire à Bien Hoa. Hieu est mort par un coup de pistolet; les rapports officiels maintenaient qu'il a été mort tandis qu'il nettoyait son pistolet, mais il y avait des rumeurs qu'il a été assassiné.

Nguyen Cong Luan (Lu Tuan)

Référence: Ha Mai Viet. "Les Fameuxs Généraux de l'Armée de la République du Vietnam (n.p.)

Hau Truong Chinh Tri Mien Nam 1954-1974 - Quyen I by Dang Van Nham (1999)
1954-1975: Les Secrets Politiques Dans Les Coulisses du Sud Vietnam - Livre I

La Mort Mystérieuse du Général Hieu

[pp 195-198]

Cuoc Chien Dang Do par Le Général Tran Van Nhut (2002)
Le Combat Inachevé

le Lieutenant Général Nguyen Van Minh, qui a remplacé le Général Do Cao Tri qui avait été tué dans un accident d'hélicoptère, traite un Général honnête appartenant à une classe plus ancienne qui est bien aimé par la population, le Général de Division Nguyen Van Hieu, ancien Commandant de la 5ème Division d'Infanterie, simplement parce que le 8ème Régiment d'Infanterie commandé par Colonel Bui Thach Dan a souffet de lourdes pertes dans le repli de Snoul à Loc Ninh et le Général de Division Hieu a été immédiatement remplacé par Colonel Le Van Hung.

[pp 269-270]

Vietnam Chronicles par Lewis Sorley (2004)
The Abrams Tapes 1968-1972

15 novembre 1969

L'autre jour je suis sorti, et ai obtenu un très bon briefing par le Général Hieu, 5è Division ARVN. C'est la première fois que je suis allé voir la 5è depuis qu'il est commandant de la division. Et je dois dire que - ceci n'a rien à voir avec comment la division se conduit, mais la qualité du briefing a été très élevé, y compris une discussion très franche et, je crois, honnête des forces du personnel, les désertions, désertions par régiment, et tous ces choses là, y compris le fait que les désertions sont en hausse, ce qui - ce n'est pas bon signe, bien sûr, mais je dois dire qu'il y a un changement en cours pour améliorer les choses de cette sorte là.

[p. 299]


Nguyen Van Tin
30 juillet 1999
Mis à jour le 06.08.2005

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