Assessement de la 5è Division d’Infanterie
[Du journal Christian Science Monitor, Jan. 5, 1970]
LAI KHE, VIETNAM- Lorsque le commandant de bataillon vietnamien au
camp d’artillerie Mahone fut tué en action, son bataillon a été
rapidement retiré de la ligne de bataille.
Dans l’Armée américaine, le bataillon aurait continue à
combattre. Mais la perte d’un homme clé était une gifle majeure pour un
bataillon vietnamien et soulevait de réelles questions telle que si le
bataillon pouvait continuer à combattre.
Dans presque n’importe quelle division de l’Armée
vietnamienne, la perte d’un officier supérieur dans une position
importante cause un choc. Ceci est en particulier vrai dans la 5è
Vietnamienne, qui maintenant vient tout juste de s’aventurer dans une
action difficile après des années comme une division en caserne
spécialisée en coup d’état.
Le Président Thieu est un ancien commandant de la 5è, et
celle-ci constitue sa base de puissance comme il commence à s’élever à
la souveraineté. Sous des commandants postérieurs, la 5è, stationnée
près Lam Son au Nord de Saigon, est disponible au cas elle devient
nécessaire pour sauver le palais d’une insurrection.
Ce ne fut que jusqu’à cet automne que le commandement
américain mécontent a pu prévaloir sur les Vietnamiens pour enlever le
commandant politiquement fiable et militairement prudent de la 5è et le
remplace avec un autre officier vietnamien, le Général de Division
Nguyen Van Hieu. Bien qu’il ne soit pas considéré comme brillant, le Général Hieu est regardé comme modérément diligent à la fois par les officiers vietnamiens et américains.
Maintenant le général tente d’élever sa division à un
niveau de compétence plus haut. La plupart d’observateurs sont d’accord
que si la 5è devient bon, ceci augure bien pour l’Armée vietnamienne,
car la 5è est maintenant presque la plus mauvaise des 10 divisions
vietnamiennes.
A un certain temps, pas trop long auparavant, il y avait
une sorte de compétition se déroulant parmi les conseillers américains
qui d’entre eux puisse se vanter servir avec les plus mauvaises
divisions. La 5è, la 18è et la 25è étaient toutes trois dans la course,
comme les histoires d’horreur s’échangeaient parmi eux.
Ce n’est qu’en 1969 que le désir pour un progrès réel et
mesurable dans ces divisions devient plus qu’une affaire d’espoir. En
mars, le Secrétaire de Défense Melvin R. Laird dit au commandement
d’ici sans mâcher les mots qu’il doit être plus sérieux plus que jamais
qu’auparavant dans la préparation des unités vietnamiennes – même la
plus mauvaise – d’assumer le fardeau de la guerre. Galvanisé en action,
le commandement commence à chercher les moyens pour accélérer le
progrès.
L’été dernier, les unités américaines et vietnamiennes
commencent à travailler plus proches ensemble dans des opérations
conjointes. Les unités de la 5è sont en train de travailler avec les
éléments de la U.S. 1st Infantry , en particulier, aussi bien que la U.S. 1st Cavalry Division (Airmobile).
Depuis que la U.S. 1st Infantry et les
Vietnamiens commencent à travailler ensemble dans le programme appelé
“dong tien”, qui se traduit comme “avancer ensemble,” il y a une
augmentation substantielle d’ennemis tués, capturés, Hoi Chanhs
(ralliés au côté gouvernemental), et armes capturées. En matières de
ces mesures conventionnelles, le 8è Régiment de la 5è Vietnamienne est
en train de faire trois fois plus qu’auparavant.
En général les Vietnamiens sont en train d’accumuler des
records meilleurs que les Américains. Pendant un mois, par exemple, les
éléments de la 5è Vietnamienne et les forces territoriales empochent la
totalité sauf huit des 61 ralliés dans les régions d’opération de la U.S. 1st Infantry .
Le taux de tués de la 5è Division est élevé, en
particulier dans les cas des bataillons meilleurs. Mais les officiers
américains sont d’accord que les différents comptes de points sont une
mesure imparfaite de la performance et capacités d’une division.
Cependant, jusqu’ici rien de meilleur a été conçu.
Les comptes de points qui apparaissent si promettant sont
en quelque sorte un produit de l’environnement spécial du programme
Dong Tien, dans lequel de grandes quantités de soutien des hélicoptères
américains de transport et de combat, aussi bien le soutien massif
d’artillerie et d’aviation, sont disponibles. Dans ces conditions, le
taux élevé de tués est attendu.
Lorsqu’un bataillon de la 5è finit son cycle de
travailler avec les Américains et puis travail pour une période
semblable éloigné des Américains, il y a quelques signes de
continuation de progrès. Comme un conseiller le dit, le bataillon “a pu
tenir par soi-même.”
Tandis qu’il y a sans doute des avantages obtenus en
travaillant avec les Américains, l’exposition à l’abondance relative de
la machine de guerre américaine peut conduire à des problèmes,
plusieurs sources militaires pensent ainsi. Les Vietnamiens apprennent
rapidement qu’aller par hélicoptère est plus facile que d’aller par
camions, que les camions sont mieux que marcher à pieds, que les
ravitaillements peuvent être plus copieux, et que les tombés seront
évacués plus rapidement.
Mais, quand les Américains sont partis, les
ravitaillements ne seront plus aussi copieux. Il n’y aura plus tant
d’hélicoptères. L’évacuation médicale pourrait ne pas être aussi
rapide. Beaucoup de choses ne parviendront que si les Vietnamiens les
fassent parvenir. L’aide américain ne sera plus aussi disponible.
Les officiers américains sont d’accord que la 5è Division
est en train d’être accordé en grand nombre – peut être un peu trop –
maintenant. Mais, disent-ils, ceci améliore bien l’efficacité
vietnamienne. Pour le mieux, disent ces sources, l’abondance peut être
une sorte de pompe initiale qui conduira à un niveau plus élevé de
performance lorsque les Américains quittent. Entre temps, dit un
Américain, un “environnement de maison chaude” est nécessaire pour un
progrès.
Un autre officier se préoccupe des énormes problèmes qui
continuent d’infecter la 5è. Il se demande: “Sommes-nous en train de
leur montrer des choses qui ne sont pas germaines?”
A présent les trois régiments de la division sont estimés
bon, acceptable, et faible. En tant que bataillons, la plupart des
officiers américains qui ont travaillé avec la 5è disent qu’environ un
quart sont très bons, un autre quart plutôt marginal, et le reste
quelque part au milieu.
Il y a d’excellents bataillons. Un est le 1er du 8è Régiment,
qui a récupéré après la perte de son commandant tué, Lt. Col. Chau Minh
Kien, qu’ils ont baptisé le camp d’artillerie Mahone en son honneur.
Le 1er a été remplacé au camp Kien par le 3è Bataillon du
8è, qui se conduit aussi bien, marquant des meilleurs points sur les
tables que les autres bataillons américains, y compris le bataillon
américain basé avec le bataillon vietnamien à Kien.
Quand une unité vietnamienne est bonne, elle a un
avantage marqué au-dessus d’une unité américaine similaire au point de
vue de sa capacité de recueillir du renseignement et de découvrir ce
qui est en train de survenir dans sa région. Quand les unités
vietnamiennes se comportent en bonne conduite et ne volent ou ne
détruisent pas, elles sont en une meilleure position d’être acceptées
par la population et de travailler avec elle.
Quand une unité est mauvaise, la situation peut être
désastreuse. Par exemple, un bataillon de la 5è est si mauvais que les
commandants vietnamiens ne le laissent pas sortir du camp
d’entraînement.
La 5è demeure assaillie par l’insuffisance d’officiers,
de sous officiers, et de soldats. Les officiers de rang approprié sont
souvent non disponibles pour commander les unités. Quelques commandants
de bataillon sont des capitaines. Un commandant, un capitaine, me dit
qu’il a des officiers qui dirigent les sections d’administration,
logistique ou affaires civils de son quartier général.
Quand un officier est perdu, il y a souvent personne qui
soit qualifiée pour le remplacer. Les promotions sont lentes, et un
refus vietnamien de déplacer les officiers interdit plusieurs une large
base d’expérience qu’ils auront besoin pour remplir un nouveau poste
adéquatement.
Ce problème d’officier est compliqué par le fait que dans
la guerre beaucoup des meilleurs officiers se font tuer. Le taux de
mortalité est plus élevé parmi les courageux et les capables.
Les désertions demeurent une source constante de trouble
pour la 5è. Pas comme la proche 18è Division, qui est maintenant
exemptée de prendre les déserteurs habituels ou vraisemblables dans ses
rangs, la 5è prend tous ceux qui lui sont envoyés. Et ils pourront être
un assortiment. Une moitié estimée de tous les nouveaux hommes envoyés
à la 5è sont catégorisés comme ayant la tendance de déserter pour une
raison ou une autre.
La location de la 5è à une distance de marche facile de
Saigon n’aide pas du tout, car les déserteurs souvent trouvent
facilement le moyen de s’échapper des autorités dans Saigon.
Le Général Hieu a pris des mesures pour améliorer la
situation. Il y a des signes de plus grand intérêt au quartier général
maintenant dans les soucis des troupes. Et le général essaie de
contenir la chamaillerie interne qui a toujours infecté la division
dans les limites acceptables. Mais le salaire demeure très bas. Il n’y
a pas assez de logements pour les familles des soldats et ce qui est
n’est pas bon. La nourriture également est insuffisante et coûteuse.
Dans la région que la 5è partage avec l’U.S. 1st Infantry ,
la force ennemie est plutôt peu nombreuse. Y compris les VC et
Nord-vietnamiens, elle totale peut être 5.500. Il n’y a presque pas de
concentration. Ainsi l’ennemi peut être découvert habituellement au
niveau de peloton ou plus bas.
Depuis que l’effort d’améliorer la 5è se déroule en
pleine force en mi 1969, plusieurs éléments de la division se sont
éloignés des régions peuplées, laissant la sécurité aux forces
territoriales et groupes de défense civile. Celles qui travaillent avec
l’U.S. 1st Infantry sont en grande partie dans le parti supérieur de la province Binh Duong au Nord de Saigon. D’autres unités travaillent avec l’U.S. 1st Cavalry . plus près de la frontière.
Il y a 55 hameaux estimés comme étant contrôlés par les
Viet Cong dans le 3è Corps d’Armée, qui entourent Saigon et incluent le
centre peuplé du pays. Tous sauf deux sont dans la Province Long An,
laissant la 5è avec seulement deux à faire face dans Binh Duong.
Si les Américains sont à quitter Binh Duong maintenant,
avec la 5è Vietnamienne responsable, cette dernière réussirait, disent
la plupart des sources. Si la situation ennemie deviendrait plus forte,
la 5è pourrait rencontrer des difficultés, ajoutent elles, tout en
étant d’accord que la 5è aura assez de problèmes tel quel.
Un dynamisme conjoint est maintenant en cours pour
surmonter certain des plus sérieux problèmes de la 5è, et les
conseillers américains espèrent de progrès significatifs en avril.
Environ ce temps, disent-ils, la force serait généralement plus élevée,
et il y a en a assez de temps pour gagner d’expérience là où c’est le
plus nécessaire.
Ceci n’enlève pas les inquiétudes. Un conseiller
américain dit qu’il est convaincu que la 5è pourrait combattre une
sorte de bataille d’envergure, conventionnelle, mais telles batailles
semblent être une chose dans le passé. Maintenant, dit-il, il y a un
besoin pour les Vietnamiens d’apprendre à savoir combattre aussi bien
en petites unités, dans des opérations décentralisées, avec plus
d’emphase sur action furtive, endurance et la volonté de persévérer.